Quelles voitures ne pourront plus circuler en 2035 ?

L'année 2035 marquera l'arrêt définitif des ventes de voitures neuves thermiques dans l'Union européenne. Les constructeurs automobiles ne pourront plus commercialiser de véhicules émettant du CO2, à l'exception des modèles fonctionnant aux carburants de synthèse. Cette mesure s'inscrit dans le plan de transition écologique européen visant une réduction de 90% des émissions de CO2 d'ici 2040. Les automobilistes possédant des véhicules thermiques pourront continuer à les utiliser après 2035, mais leur revente deviendra plus complexe face à la multiplication des zones à faibles émissions. Notre équipe vous accompagne dès maintenant dans le choix d'un véhicule adapté aux enjeux de demain. 

Restrictions Crit'Air 3 : ce qui change

L'année 2025 apporte son lot d'adaptations pour les propriétaires de voitures diesel concernés par les restrictions Crit'Air 3. Un système de 24 jours par an de circulation libre est mis en place dans le Grand Paris, permettant plus de flexibilité dans vos déplacements. Le passage au moteur électrique devient une option attractive grâce aux aides renforcées. Le gouvernement a modifié les aides à l'acquisition de véhicules électriques en 2025. La prime à la conversion, qui permettait de bénéficier d'une aide financière lors du remplacement d'un ancien véhicule par un modèle moins polluant, a été supprimée. Le bonus écologique a été ajusté en fonction des revenus des ménages. Les aides pour les véhicules électriques pourront atteindre 5 700€ pour les ménages précaires, 4 700€ pour les ménages modestes non précaires et 3 500€ pour les autres ménages. Le sur bonus additionnel pour les véhicules dont la batterie est fabriquée en Europe quant à lui atteint les 1000 euros.

 Pollution des voitures : renforcement des contrôles en ville

Les dispositifs de contrôle se modernisent pour garantir le respect des nouvelles normes antipollution. Un système de lecture automatisée des vignettes Crit'Air sera déployé dans les grandes agglomérations, avec des caméras intelligentes capables d'identifier les véhicules en infraction. La phase de verbalisation s'accompagne d'amendes pouvant atteindre 750€ pour les contrevenants. Les centres de contrôle technique renforcent également leur vigilance sur les systèmes antipollution, notamment la détection des modifications illégales comme la désactivation de l'AdBlue. 

Diesel et essence : calendrier des interdictions

La transition vers des mobilités plus propres s'accélère avec un calendrier d'interdictions progressif. Les véhicules Crit'Air 3, incluant les diesels d'avant 2011 et les essences d'avant 2006, font désormais place aux modèles plus récents dans de nombreuses zones urbaines. Les constructeurs automobiles anticipent cette évolution en proposant des motorisations innovantes. L'année 2025 a marqué aussi le début d'une nouvelle ère pour les utilitaires légers. Les professionnels disposent d'un délai supplémentaire jusqu'en 2027 pour adapter leur flotte, tout en bénéficiant d'aides spécifiques à la conversion. Une révolution en marche qui dessine les contours d'une mobilité urbaine réinventée. 

La Commission européenne a récemment proposé d’assouplir l’objectif lié à la fin des moteurs thermiques en 2035. Pour autant, le cap n’est pas remis en cause : pour atteindre ses objectifs climatiques, l’Europe continue de miser sur une électrification massive de son parc automobile. Décryptage d’une décision moins radicale qu’il n’y paraît et toujours très favorable à la voiture électrique…

Censée marquer la fin de la vente des voitures thermiques neuves en Europe, l’échéance de 2035 alimente les débats depuis de nombreux mois. Survenue en décembre 2025, la proposition de la Commission européenne d’assouplir légèrement le cadre initial a ravivé les interrogations. L’Europe recule-t-elle sur la voiture électrique ? Le « tout électrique » est-il abandonné ? Les automobilistes qui songent à passer à l’électrique doivent-ils revoir leurs plans ?

La réponse est plus nuancée — et surtout plus rassurante — qu’il n’y paraît. Car derrière l’ajustement réglementaire, la trajectoire de fond reste clairement orientée vers l’électrification massive du parc automobile. Pour les consommateurs, le message est même assez simple : la voiture électrique demeure au cœur des politiques européennes, avec une priorité donnée aux véhicules fabriqués sur le continent.

Que dit réellement la décision européenne sur 2035 ?

À l’origine, le règlement européen sur les émissions de CO2 prévoyait qu’à partir de 2035, les voitures neuves vendues en Europe n’émettent plus de CO2 à l’échappement, ce qui revenait de facto à interdire les moteurs essence et diesel traditionnels.

Dans sa dernière communication, la Commission propose de ramener l’objectif de réduction des émissions à –90 % au lieu de –100 %. Cela laisse donc une place très limitée aux motorisations thermiques, d’autant que Bruxelles exigera que leurs émissions soient compensées par des moyens spécifiques comme l'utilisation d'acier bas-carbone ou de carburants renouvelables (e-fuels, biocarburants).

Si cette inflexion peut être perçue comme un « contre-signal », il demeure que l’immense majorité des véhicules vendus après 2035 devra être zéro émission à l’échappement. Autrement dit, sur le plan industriel comme sur le plan commercial, la voiture électrique reste incontournable.

Carburants de synthèse, biocarburants avancés ou autres solutions dites « neutres en carbone ». Les alternatives souvent citées restent soit très coûteuses, soit limitées en volumes, soit réservées à des usages spécifiques. Elles ne peuvent pas, à court ou moyen terme, remplacer des millions de voitures thermiques sur les routes européennes.

Même avec un assouplissement du cadre, les constructeurs n’ont donc pas réellement le choix : pour respecter les objectifs d’émissions, ils devront continuer à vendre massivement des véhicules électriques.

Pour le grand public, cette clarification est importante. Beaucoup d’automobilistes hésitent encore à passer à la voiture électrique, craignant un revirement politique ou réglementaire. La décision européenne montre au contraire que le cap de l’électrification n’est pas remis en cause, mais ajusté à la marge pour tenir compte de certaines réalités industrielles et politiques.

Concrètement, cela signifie que :

Les gammes électriques des constructeurs vont continuer de s’étendre. Une dynamique qui se confirme avec les nombreux lancements organisés depuis le début de l’année.

Les investissements dans les batteries, les usines et les infrastructures de recharge se poursuivent.

Le marché de l’occasion électrique va continuer à se développer, notamment grâce aux flottes d’entreprise.

Autrement dit, acheter une voiture électrique aujourd’hui ou dans les prochaines années reste un choix cohérent, sans risque d’obsolescence réglementaire.

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